Les chiffres clefs

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La Communauté a demandé à un cabinet expert (B&L Evolution) de réaliser un diagnostic de notre territoire, au regard du changement climatique. En quelques graphiques et de façon synthétique : voici les grandes données du territoire, au regard des émissions de gaz à effet de serre, de l’énergie et du Climat. Avec les prévisions climatiques pour notre territoire à l’horizon 2050 ; et nos forces et faiblesses

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A vous de nous dire si cela vous paraît pertinent ; et notamment quels enjeux vous paraissent primordiaux…

Re: Les chiffres clefs

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Bonjour,
J’inaugure le forum avec ces quelques et remarques notées au fil de la lecture de ce premier document.
Au préalable, je voudrai dire que j’ai trouvé l’exercice de commentaire difficile et très chronophage. J’espère ne pas être hors sujet, et j’espère aussi que ce premier post donnera envie à d’autres de contribuer.

Page 2 : Emission de GES
Qu’est-ce que les émissions de GES « via la production d’énergie importée » ?

Page 2 : Séquestration carbone
A quoi correspondent les 50000TCO2 séquestrées sur le territoire ? S’agit-il d’un stock ou d’une capacité annuelle d’absorption ? Si c’est un stock, quel est l’intérêt de le rapporter à nos émissions de GES annuelles ?? ce sont deux notions qui n’ont rien à voir.

Page 3 : Bilan énergétique du territoire
A plusieurs reprises on parle d’« énergie (hors transport) », c’est-à-dire ? hormis le transport de cette énergie jusqu’à son point de consommation ? ou hormis l’énergie utilisée pour les transports = déplacements (voitures, bus, camions, etc.) sur notre territoire ?

En page 3 toujours, je remarque que le bilan dressé est presque uniquement économique. Les principaux problèmes seraient 1) la fuite d’argent vers l’extérieur et 2) la dépendance. On ne parle pas de problématiques climatiques ici.

Concernant la dépendance énergétique de notre territoire, je comprends bien la problématique de dépendance entre pays. Toutefois peut-on vraiment transposer au niveau des territoires composant notre propre pays ?
Est-ce qu’on peut être indépendants ?
Dans la mesure où nous n’avons pas notre propre réseau de distribution de l’énergie, l’énergie produite sur le territoire peut-elle être consommée sur le territoire et non pas remis dans le « pot commun » ?
Est-ce que nous aurons toute liberté sur la fixation du prix de l’énergie que nous produisons ?
Est-ce que la génération de notre propre énergie garantit un pris équivalent ou plus faible, ou même seulement plus stable (multiplication des structures, charges d’entretien et salaires, etc. par rapport à une production centralisée sur une grosse centrale) ?
Est-ce que les structures crées seront gérées par des entreprises de la comcom, employant des personnes de la comcom ?
Si la réponse est non à une ou plusieurs de ces questions, quel gain peut-on vraiment espérer pour la comcom (indépendance et finances) ?

D’autre part, est-ce que les experts ont estimé l’impact qu’aurait la mise en œuvre des différentes solutions suggérées sur le climat ? par exemple, est-ce que la rénovation massive des habitations sur quelques années génèrerait ou pas un pic de GES par rapport à l’inaction ? Et est-ce que, si tout le pays fait pareil en même temps, cela peut avoir un impact sur le réchauffement climatique et lequel ?

Dans les documents fournis, est-ce qu’on raisonne uniquement sur les niveaux de consommation « à l’usage » ou bien est-ce qu’on prend aussi en compte tout ce qui doit être dépensé ponctuellement pour atteindre ces niveaux de consommation, et tout ce qui doit être dépensé pour ce qui est jeté / éliminé car ils ne sont plus utiles ? est-ce qu’on prend en compte le coût environnemental complet de la solution ou bien juste ce qui est consommé sur le territoire ? (exemple : si je fais construire mes voitures électriques en Inde, est-ce que le coût GES, etc. de mes voitures est pris en compte ou pas ?)

Re: Les chiffres clefs

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Bonjour et merci pour vos commentaires. Quelques éléments de réponse :

Page 2 : Emission de GES
Qu’est-ce que les émissions de GES « via la production d’énergie importée » ?
--> Alors que, par exemple, pour les carburants utilisés dans les transports les émissions de GES sont directement liées à la combustion de ces carburants sur le territoire, pour l'électricité les émissions ont lieu dans les sites de production qui sont hors du territoire. On parle alors d'émissions de gaz à effet de serre via la production d'énergie importée.

Page 2 : Séquestration carbone
A quoi correspondent les 50000TCO2 séquestrées sur le territoire ? S’agit-il d’un stock ou d’une capacité annuelle d’absorption ? Si c’est un stock, quel est l’intérêt de le rapporter à nos émissions de GES annuelles ?? ce sont deux notions qui n’ont rien à voir.
--> En effet ce sont deux notions qui n'ont rien à voir. Mais ici nous parlons bien d'un flux annuel absorbé par la végétation et les sols du territoire et non d'un stock.

Page 3 : Bilan énergétique du territoire
A plusieurs reprises on parle d’« énergie (hors transport) », c’est-à-dire ? hormis le transport de cette énergie jusqu’à son point de consommation ? ou hormis l’énergie utilisée pour les transports = déplacements (voitures, bus, camions, etc.) sur notre territoire ?
--> C'est la 2e option 'hors transport' signifie hors déplacements sur le territoire.

Concernant la dépendance énergétique de notre territoire, --> C'est en effet une question complexe. Certains types d'énergies renouvelables permettent une réelle indépendance énergétique et ont de véritables avantages économiques : des petits réseaux de récupération de chaleur, de géothermie, de chaufferies collectives au bois, l'injection biométhane dans le réseau de gaz qui alimente les communes aux alentours... Les installations d’énergie renouvelable, selon le modèle adopté, maximisent les retombées économiques locales et être un moteur de développement pour les territoires. Celles-ci peuvent être multipliées par 2 ou 3 selon la part des investisseurs locaux au capital et le recours aux prestataires locaux
De plus, aujourd'hui des modèles de projet d’énergie territoriale et citoyenne permettent à la collectivité de réduire sa vulnérabilité à l’égard des fluctuations des prix de l’énergie, et mieux valoriser ses investissements pour déterminer elle-même le prix et les conditions de sa production d’énergie.

Dans les documents fournis, est-ce qu’on raisonne uniquement sur les niveaux de consommation « à l’usage » ou bien est-ce qu’on prend aussi en compte tout ce qui doit être dépensé ponctuellement pour atteindre ces niveaux de consommation, et tout ce qui doit être dépensé pour ce qui est jeté / éliminé car ils ne sont plus utiles ? est-ce qu’on prend en compte le coût environnemental complet de la solution ou bien juste ce qui est consommé sur le territoire ? (exemple : si je fais construire mes voitures électriques en Inde, est-ce que le coût GES, etc. de mes voitures est pris en compte ou pas ?) -->Les documents fournis sont construits avec une approche qui inclut l'impact carbone de la phase de fabrication des véhicules ainsi que l'impact carbone des travaux de rénovation.
Modifié en dernier par BL Evolution le mer. févr. 24, 2021 4:37 pm, modifié 1 fois.
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